Les bases de l’apprentissage

Les bases de l’apprentissage – Comment apprend-t-on ?

Comment fait-on pour apprendre à marcher ? Comment apprend-t-on à bouger ? Comment apprend-t-on à compter ?

A première vue, il semble y avoir pleins de manières différentes pour apprendre, et pourtant on peut catégoriser les processus d’apprentissages.

Tout d’abord, on apprend quelque chose toujours dans un but. Ce but est propre à chacun, cela peut être par plaisir d’apprendre, pour faire plaisir à son institutrice ou à ses parents, pour avoir un métier et gagner sa vie, pour le plaisir de la découverte, etc. Tous ces buts ont un point commun, je vous laisse deviner lequel…

Ils servent à s’adapter à l’environnement et à survivre. Pour notre survie, sur la Terre à l’heure actuelle, il est important d’apprendre à se déplacer, marcher, parler, compter, etc. Cela permet d’aller vers les autres, de faire partie de la société, d’avoir un métier et donc de pouvoir acheter à manger… Bref vous voyez où je veux en venir.

cerveau-muscuD’ailleurs, les apprentissages qui n’ont pas d’intérêts à nos yeux et de finalités sont beaucoup plus difficiles à acquérir puis mémoriser, et il faut de la volonté (et une motivation) pour les apprendre puis on les oublie bien vite dès que l’objectif/but disparait.

Pour satisfaire un but, il y a deux sources d’apprentissage :

  • Source génétique / hérédité :

L’apprentissage est prédéterminé génétiquement, mais il faut néanmoins mettre les conditions de son côté pour apprendre. Par exemple, tous les enfants acquièrent la capacité à rester assis « la station assise » vers l’âge de 6mois. C’est déterminé génétiquement car c’est commun à toute la population humaine. Chaque enfant aura pourtant sa façon d’apprendre à se tenir assis.

Le déterminant génétique ne fait pas tout, si l’enfant a un trouble qui l’empêche de maitriser ses muscles posturaux, il aura des difficultés à acquérir cette compétence.

  • Source individuelle :

On a tout un chacun des capacités individuelles d’apprentissages et heureusement.

Il y a deux possibilités

– Progrès individuel :
Cette femme s’entraine. Elle a la volonté et la motivation pour se surpasser.

Il s’effectue par la répétition d’un mouvement ou d’une action. On apprend lors de chaque répétition.

La perception s’affine au fil des répétitions permettant ainsi la progression et la mémoire de l’apprentissage. Les compétences perceptives sont primordiales pour apprendre.

Le progrès individuel (dépendant donc de la répétition) a la particularité d’être sensible aux renforcements.

Un renforcement est le fait de modifier la fréquence d’apparition d’un évènement. Il peut être interne : cela me fait plaisir d’apprendre et de réussir, ou externe via des compliments, encouragements et récompenses de l’entourage.

Le renforcement peut augmenter ou faire baisser la fréquence de répétitions. Il est alors positif (sentiment de réussite, encouragement) ou négatif (sentiment d’incapacité, brimades).

– Apprentissage par imitation/observation :
Les jeux type « dinette » permettent aux enfants d’imiter les adultes de façon différée, seul ou à plusieurs et ainsi d’apprendre en s’amusant.

L’imitation est source d’apprentissage. On apprend beaucoup en observant autrui que ce soit une imitation spontanée d’une personne qui nous entoure, ou une observation plus dirigée : le maitre qui montre aux élèves comment faire une addition par exemple.

La faculté d’imitation est présente dès le plus jeune âge (déterminée génétiquement). Un nouveau-né peut produire des imitations faciales à quelques semaines de vie.

On a donc vu ici, les différentes possibilités d’apprentissage.

Ces différents facteurs d’apprentissage s’entremêlent sans cesse, par exemple j’ai un déterminant génétique pour apprendre à marcher, je suis en capacité de le mettre en œuvre, je vois un copain à la crèche marcher, par imitation, je souhaite apprendre aussi, j’essaie et je répète le mouvement jusqu’à y arriver.

On constate aussi l’importance d’être dans de bonnes conditions pour apprendre, il faut :

  • Des prérequis qui permettent d’acquérir les compétences souhaitées.
  • De bonnes capacités perceptives et sensorielles pour apprendre et rectifier l’apprentissage.
  • Un entourage étayant et valorisant via des renforcements positifs et source d’imitation.

En séances de psychomotricité, le psychomotricien réunit toutes ces conditions afin de débloquer un apprentissage qui rencontre une difficulté.

Il faut via le bilan, comprendre où cela pêche, est-ce un prérequis non acquis ? Est-ce un manque de but ou de compréhension de celui-ci ? Est-ce d’autres problèmes qui accaparent l’attention et troublent cet apprentissage ? Est-ce un manque de confiance en soi ?

Bref, le psychomotricien va avec l’aide du patient, faire un bilan psychomoteur pour comprendre ce qui ne va pas -sans jugement- puis s’ensuit la définition d’objectifs à atteindre ensemble.

Le travail avec un psychomotricien est une aide formidable qui permet de comprendre où ça ne va pas et d’apporter un espace thérapeutique pour que l’apprentissage soit possible et adapté, mais il ne peut rien faire seul. C’est une collaboration avec le patient pour le guider dans l’apprentissage souhaité.

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